Par Sylvain Cormier, le 20 avril 2020


Au cœur de la tourmente covid-19, au moment où l’on réalisait un peu tard en France l’étendue du danger de ce virus, le monde judiciaire devait relever le défi de s’organiser en hâte, pour faire face à la crise.


Le placement du pays « en stade 3 » de l’épidémie sur le territoire était décidé le 14 mars, près de deux mois après l’alerte de l’OMS. La France était placée en confinement le même jour.

Très vite, la détresse des prisonniers face à ces mesures, conjuguée à la peur légitime d’une contagion, s’annonçait des plus préoccupante.

Avec une surpopulation carcérale endémique dans les maisons d’arrêt, depuis des décennies, dépassant dans certains établissements 150 % d’occupation, le risque de contagion en prison faisait figure de cauchemar.

Les mesures d’isolement immédiates, matérialisées par la suppression des contacts avec l’extérieur, donc la suppression des parloirs famille et des parloirs avocats, associées à la crainte d’être infecté, entraînaient dans nombre d’établissements des émeutes.

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